Conseils de santé & Services officinaux

Publicité

Publicité

Pharmaxie ne créé pas d'article. Pharmaxie héberge les articles

Article de santé

Catégorie : Allergie Nouvelle recherche
Note
 

Rhinites allergiques

Les rhinites allergiques représentent une pathologie fréquente et invalidante par les perturbations qu'elle entraine sur la ventilation, le sommeil, l'odorat, le goût... Symptomes et dépistages, traitement, désensibilisation, prévention...

Qu’est ce que c’est ?

Symptomes et dépistages

Traitement

Désensibilisation

Prévention


HM00492_.gif

Qu’est ce que c’est ?

Les rhinites allergiques représentent une pathologie fréquente et invalidante par les perturbations qu’elle entraine sur la ventilation, le sommeil, l’odorat, le goût... Le syndrome clinique est caractérisé par des éternuements en salve, un prurit nasal, une rhinorrhée et une obstruction nasale. Elles sont déclenchées par l’exposition à des pollens d’arbres ou de graminés (pneumoallergènes), des poils d’animaux, d’acariens, de blattes...
La rhinite allergique est fréquente 15% des français sont atteints. Plus la pollution et l’urbanisation sont importantes plus le taux augmente. Dans un peu plus d’un tiers des cas, cette rhinite s’accompagne d’asthme, d’urticaire ou d’eczéma.


Symptomes et dépistages

Tous les symptomes évoqués plus haut peuvent apparaitre en dehors de la présence de l’allergène. En effet, l’allergie - en particulier celle aux acariens - entraine un hypersensibilité des muqueuses ou hyperréactivité nasale. Les odeurs fortes, le tabac, les changements de température ( le matin au lever), etc... déclanchent l’apparition des symptômes. L’allergie rend la muqueuse nasale fragile et donc plus sensible aux infections. Dans sa forme atypique, la rhinite allergique (surtout perannuelle) doit être évoquée sur des infections ORL à répétition, des troubles de la ventilation nasale, des troubles du l’odorat, des ronflements nocturnes, de l’asthme voire une simple fatigue chronique.
Un bilan médical par un généraliste expérimenté ou un ORL peut-être réalisé. L’allergologue intervient généralement après l’établissement du diagnostic pour déterminer plus précisément l’origine de l’allergie. Après un interrogatoire précis pour déterminer dans quelles circonstances les rhinites se déclenchent, on procéde généralement à un examen ORL permettant de vérifier l’absence de sinusite ou de polypes nasaux. On peut éventuellement décider d’établir une radiographie ou un scanner des sinus ainsi qu’un examen sanguin, mais cela est rare. L’allergologue a également à disposition de nombreux tests cutanés. La découverte des allergènes responsables pourra éventuellement être à la base d’une désensibilisation (si le patient consent à cette thérapeutique nécessitant des injections sous-cutanées régulières -on peut noter que des formes d’administrations moins contraignantes sont à l’étude-).


Traitement

Trois volets : symptomatique, désensibilisation et prévention.

Symptomatique

Fait appel aux antihistaminiques per os, corticoïdes locaux , cromones voire sur des périodes courtes un décongestionnant. Une corticothérapie courte orale est parfois nécéssaire en début de traitement dans les formes sévères et/ou ne répondant pas suffisamment au traitement local. Dans la rhinite allergique saisonnière, l’utilisation d’un corticoïde retard injectable est encore parfois utilisée. Le rapport bénéfice/inconvenient doit être évalué avec attention et comparé aux autres possibilités actuelles de traitement.

Désensibilisation

C’est théoriquement la pratique logique. Sa mise en route nécessite plusieurs conditions :

  • 1. Le patient doit être motivé, la gêne subie suffisamment importante et le résultat insuffisant du traitement symptomatique
  • 2. L’allergène doit être prouvé par l’interrogatoire du patient et des tests cutanés et/ou sanguins (voir plus haut)
  • 3. Il faut disposer d’un bon allergène. La désensibilisation a fait ses preuves pour : les acariens, la moisissure Alterniata, les pollens (graminés, pariétaires)

La voie injectable reste à ce jour le traitement de référence mais depuis quelques années on peut également proposer la voie sublinguale largement moins contraignante (Pas d’effet secondaire important et prise à domicile). Dans les années à venir, la voie locale par pulvérisation devrait être de plus en plus utilisée.


Prévention

L’éviction d’un allergène est délicate, elle concerne presque exclusivement les allergènes domestiques et professionnels car 70 à 90% de notre vie se déroule à l’intérieur de locaux où les facteurs déclenchants des rhinites sont nombreux.
L’allergie aux pollens est difficile à éviter.
On peut toutefois conseiller un début de traitement préventifs (par anti-histaminique per os) dés le début de la période annuelle incriminée, éviter les zones à risque, utiliser des filtres anti-pollens dans sa voiture.
L’allergie aux acariens peut et doit bénéficier d’une prise en charge de l’environnement. ACAREXT-Test® permet d’évaluer la concentration d’allergène. Un test positif doit faire prendre des mesures d’éviction : éviter les moquettes dans les chambres (ou les traiter par un acaricide), les tentures, les doubles rideaux. Utiliser housses anti-acariens, sommiers à lattes ou à ressorts, oreiller en synthétique lavés tous les 3 mois à haute température. Diminuer le nombre de peluches qui seront également lavées tous les 3 mois au minimum.
L’allergie aux poils d’animaux (chat, chien, hamster,...) est plus facile à gérer par séparation de l’animal si c’est possible... Cependant les allergènes peuvent persister dans l’environnement deux ans ! Dans tous les cas l’animal ne doit pas entrer dans les chambres
L’allergie aux blattes nécessite une hygiène rigoureuse et à faire appel à des entreprises spécialisées. Les cartons de supermarché sont souvent riches en oeufs de blattes (réinfestant le domicile).