Conseils de santé & Services officinaux

Publicité

Publicité

Pharmaxie ne créé pas d'article. Pharmaxie héberge les articles

Article de santé

Catégorie : Maladie, virus Nouvelle recherche
Note
 

Ulcères d’estomac

L'ulcère est un trou saignant. La surface du tissu est érodée et creusée plus ou moins profondément, les veines et les artères saignent suivant la gravité. Les ulcères se voient un peu partout : peau, bouche, oesophage, estomac, intestin, cornée.... Quelles sont ces agressions, signaux d'alerte, traitement...

Quelles sont ces agressions

Les signaux d’alerte

Le traitement de l’ulcère d’estomac

La bonne démarche

Qu’est-ce qu’un ulcère ?


L’estomac est un organe solide. Pour preuve, il fait avec ce qu’on lui jette dés les premiers mois de vie : cailloux, poussières, microbes, parasites, aliments de plus ou moins bonne qualité. Ajoutons que les trois quarts des humains ne mâchent pas leur nourriture, d’ont un supplément de malaxage pour ce muscle heureusement vigoureux.
L’acide gastrique et les divers sucs qui pré-digèrent les aliments sont faits pour réduire en bouillie les aliments; ils attaquent au passage la paroi gastrique si celle-ci est mal protégée par son mucus. Enfin, la grande découverte de ces 12 dernières années: l’Hélicobacter pylori, microbe présent au fond de notre panse sans souffrir de son climat très acide et s’incruste dans la paroi.
Avec tout ça, l’estomac a parfois quelques défaillances qu’il vous signale de multiples manières : digestion lente, ballonnements, éructations, gargouillis, brûlures ou aigreurs, reflux acides... Difficile d’en déduire ce qui ne va pas. Quand faut-il s’inquiéter ?
Tous les symptômes et malaises qui durent ou se répètent sont suspects de maladie sérieuse. La simple irritation initiale s’aggrave avec les agressions répétées.


Quelles sont ces agressions ?


D’abord les médicaments : on en prend si souvent sans mesurer leurs effets dits secondaires ! Le premier accusé, c’est l’aspirine. Pleine de qualités mais... elle irrite l’estomac et le tube digestif. Si la douleur est suffisamment vive pour rappeler les imprudents à l’ordre, il vaut mieux carrément s’abstenir quand on ne la supporte pas. Car, outre la douleur, l’irritation peut saigner, d’autant plus abondamment que l’aspirine est un anti-coagulant.
Deuxième accusé, les anti-inflammatoires. Très utilisés pour combattre les rhumatismes (comme l’aspirine), ils ont les mêmes effets secondaires sur l’estomac : ils y creusent des trous. A tel point qu’on prescrit maintenant des protecteurs de l’estomac quand le traitement dure plus de quelques jours.
Ensuite, l’Hélicobacter pylori est un agresseur majeur. Depuis qu’on sait qu’il ronge nos estomacs, on le traite par des antibiotiques spécifiques. Toutefois, si les ulcères d’estomac sont très souvent dus à l’Hélicobacter pylori, il n’est pas exact que tous les porteurs de ’l’hélicoptère’, soient pour autant des ulcéreux, tant s’en faut. Ce qui est sûr, comme pour n’importe quelle infection, c’est que les populations les plus mal nourries, les plus éprouvées par la détresse et les personnes à bas niveau d’hygiène sont plus souvent infectées, elles ont aussi plus de risques de faire un ulcère d’estomac.
Même relégués au second plan, les fléaux de l’homme moderne sont concernés : Stress, anxiété, alcool, tabac, alimentation rapide et agressive (café). Cumulés, ceux-la font mieux que de simples trous, ils vous en font plutôt un cancer. Et le cancer de l’estomac ça ne rigole pas. Taux de survivants très médiocre (25%) à 5 ans de recul !


Les signaux d’alerte


Les brûlures d’estomac qui vous dérangent depuis des semaines quelle que soit l’alimentation doivent retenir votre attention. La classique brûlure d’estomac qui s’apaise par la prise d’une collation ou d’un anti-acide ne signe pas obligatoirement un ulcère, mais elle mérite que votre médecin s’en occupe. On peut avoir très mal pour une irritation débutante. Le traitement stoppe alors la maladie ulcéreuse.
L’estomac barbouillé en permanence ne veut pas dire grand chose à lui seul. Y a-t-il d’autres signes ? Une constipation, des nausées, un amaigrissement, une perte d’appétit, des régurgitations ? Comment va la santé en général ? Si ce n’est pas la grande forme, prenez votre courage à deux mains et voyez votre médecin.
Plus sournoise,la douleur dans le dos.
Dans le dos ? Oui. Les ulcères de la paroi postérieure de l’estomac (ou de l’oesophage) font mal dans le dos. Mais la douleur reste plutôt classique, 2 à 3 heures après un repas, calmée par une collation ou un anti-acide.


La bonne démarche


Consultez d’abord votre pharmacien, I1 vous conseillera probablement un anti acide pour faire un test : si la douleur disparaît (en position debout) dans les 5 minutes avec le produit, l’acidité gastrique est en cause.
L’anti-acide vous soulage mais ne fait pas disparaître la maladie. Il faut donc éliminer tout ce qui favorise l’ulcère et revoir l’hygiène à fond. Au moins le temps d’une épreuve de 7 à 15 jours ! Plus de café, plus de tabac ni d’alcool, plus de moutarde, ni de cornichons, de vinaigre, de piments, ni poivre, plus de médicaments agressant l’estomac, plus de nuits sans dormir... Mangez tôt le soir pour digérer avant de vous coucher. Faites de petits repas avec une ou deux collations dans la journée.
Si malgré ces bonnes attitudes vous souffrez toujours, consultez sans tarder votre médecin. Il reprendra l’histoire de votre mal à. zéro. L’examen clinique lui donnera des indications précieuses. Ne soyez pas surpris s’il parle de faire quelques examens supplémentaires.
Le plus probable sera l’endoscopie qui consiste à regarder l’intérieur de votre estomac avec une caméra cachée dans un long tuyau souple : on ne peut pas mieux faire le diagnostic d’ulcère.
Le médecin vérifiera peut-être votre vésicule biliaire et votre foie par une échographie, parce que le reflux des sels biliaires (qui digèrent les aliments) dans l’estomac est une grande cause d’irritation. La recherche d’un saignement chronique par l’ulcère est aussi de ’’bonne guerre’’. Même s’il ne vous le dit pas, il craindra systématiquement un cancer de l’estomac (5% de l’ensemble des cancers), surtout chez un homme, autour de la cinquantaine, fumeur et buveur.


Le traitement de l’ulcère d’estomac


Il marche très bien. Merci le progrès ! Il instaure l’hygiène (cité plus haut) pendant 2 à 3 mois (voire définitivement), à, laquelle on ajoute un double traitement. D’une part deux antibiotiques contre l’hélicobacter (2 semaines), d’autre part un médicament qui supprime l’acidité gastrique (4 à 6 semaines).
La discipline est indispensable, moyennant quoi on se débarrasse de l’ulcère quasi définitivement (on ne peut jamais rien promettre à 100%).


Qu’est-ce qu’un ulcère


L’ulcère est un trou saignant. La surface du tissu est érodée et creusée plus ou moins profondément, les veines et les artères saignent suivant la gravité. Les ulcères se voient un peu partout : peau, bouche, oesophage, estomac, intestin, cornée....
Ils sont très douloureux, sauf quand les nerfs sont anesthésiés, comme dans le diabète ou les paralysies.
Reconnaissons aussi que chacun a son seuil douloureux. Il faut plus de temps au stoïque pour consulter le médecin qu’au douillet.
C’est le douillet qui a raison; vite diagnostiquée sa maladie est traitée au mieux. Le stoïque finit par mettre sa vie en danger en tardant à reconnaître qu’il y a un problème.


Ecovita recrute
Pharmavitale