Ai je pris sa température ?
La température des enfants varie normalement de 36° à 38 ° C, avec le
degré d’activité et le moment de la journée : elle est plus basse le
matin au réveil, plus élevée en fin d’après midi ou après une
activité physique.
L’enfant " a de la fièvre" si sa température dépasse 38
°C quand elle est mesurée par voie rectale, 37.7°C si elle est prise
dans la bouche.
Depuis quant est il fébrile ?
Un avis médicale s’impose si la fièvre dure plus de 24 heures.
A-t-il été récemment vacciné ?
Il est très banal d’observer une réaction fébrile :
Dans les 24 heures suivant une injection de DTCoq,
Ou au cours des 7-10 jours suivant une injection de vaccin anti-rougeole
(ROR)
A t-il d’autres symptômes associés?
Soyez attentif aux : frissons, sueurs, pâleur, maux de tête, douleurs
articulaires, éruptions et éléments d’orientation (nez, gorge,
oreilles)
L’entourage (école, famille) est il malade ?
Sachez que les maladies fébriles éruptives banales de l’enfance
(rougeole, varicelle) sont très contagieuses.
Lui ai je donné des médicaments ?
Ne donnez jamais à l’enfant un antibiotique que vous auriez dans l’armoire
à pharmacie sans avis médical.
Dans quels cas dois je appeler le médecin ?
- Température orale ou rectale > 39°C
- fièvre chez un enfant < 3mois
- Fièvre persistant plus de 24 heures
- Signes associés : Pleurs, gémissements constants, nuque raide, apparition
récente de points violets sur la peau, difficultés à respirer (en
l’absence de nez bouché), enfant somnolent, confus, délirant,
convulsions, urines fréquentes, brûlures en urinant
Mesurez sa température
A l’aide d’un thermomètre rectal ou tympanique
Vérifiez cette mesure 20 mn plus tard après avoir découvert l’enfant
Déshabillez le
Même s’il fait frais : un enfant qui a de la fièvre n’a besoin que d’un
drap léger
Maintenez une température fraîche
Dans la pièce (19-20°C)
Faites boire l’enfant
Autant que possible en petites quantités mais fréquemment
Baignez l’enfant
Dans une eau tiède (2°C en dessous de la température rectale sans
descendre en dessous de 37°C) pendant au moins 10 mn et répétez cette
opération si besoin.
Donnez un médicament antipyrétique
Donnez un médicament pour faire baisser la température (paracétamol,
ibuproféne)
Évitez l’aspirine si l’enfant présente des signes évocateurs de
varicelle (cas de varicelle dans la famille ou signalés à l’école) ou
des symptômes de grippe; le risque de syndrome de Reye (atteinte des
systèmes hépatique et nerveux) est augmenté an cas de prise d’aspirine
au cours de ces infections chez l’enfant
Utiliser un seul médicament contre la fièvre
Associer deux médicaments n’apporte en effet aucune amélioration
supplémentaire mais augmente les risques :
d’effets indésirables, d’oubli ou d’erreur,
complique l’identification du médicament en cause, en cas d’allergie.
Chez le nouveau et le nourrisson
Apprenez à reconnaître le douleur devant :
Des cris, des pleurs non calmés par vos bercements et vos câlins
Entre 18 mois et 5 ans
Certains gestes, comme de mettre sa main à l’oreille en cas d’otite sont
très évocateurs.
C’est souvent par un changement d’attitudes que l’enfant exprime sa
douleur. Soyez donc attentif à une perturbation du sommeil, une perte
d’appétit, un repli de l’enfant sur lui même, un calme excessif, un
désintérêt...
Après 5 ans
Même si l’enfant exprime sa douleur, il a encore des difficultés à la décrire précisément.
Il devient possible pour le médecin, vers 5-7 ans, de mesurer
l’intensité de la douleur de l’enfant au moyen de tests "d’auto -
évaluation" mis au point spécialement à cet effet par certaines services
hospitaliers.
Tentez de localiser la douleur de l’enfant
Il a mal en mangeant ?
Faites lui ouvrir la bouche, regardez si des dents sortent et recherchez
des aphtes..
Il a mal en avalant ?
Recherchez les ganglions douloureux dans le cou et inspectez sa gorge.
Il a mal en buvant ?
Ses dents sont elles sensibles au froid, au sucre (carie)?
Il a mal en urinant ?
Observez ses urines
Il a mal en se redressant ?
Palpez son ventre et pensez aux coliques, aux ballonnements, à la
constipation, à l’appendicite.
Il a mal en penchant la tête ?
Recherchez des signes associés évocateurs de méningite (nuque raide,
fièvre, vomissements, rejet de la lumière).
Il a mal en respirant ?
Vérifiez si son nez est encombré, sa respiration bruyante (rhume,
rhinopharyngite, corps étranger).
Il a mal en ouvrant les yeux ?
Examinez ses paupières, ses yeux : sont ils rouge, larmoyants purulents,
sensibles à la lumière (conjonctivite).
Devant des signes évocateurs : pleurs, prostration, enfant plié en deux.
Montrez à votre enfant que vous comprenez qu’il a mal, rassurez le
Avec un médicament contre la douleur
Ce traitement sera suffisant dans de nombreuses situations courantes et
bénignes, comme les poussées dentaires.
S’il a de la fièvre, il faut des antibiotiques
FAUX
Une infection virale ne nécessite pas une antibiothérapie.
C’est la fièvre qui le rend malade
FAUX
La fièvre est au contraire une manifestation de défense de l’organisme.
Rattacher d’emblée une fièvre aux poussées dentaires.
FAUX
Toutes les poussées dentaires ne sont pas associées a de la fièvre ni
forcement aux symptômes courants : érythème fessier, rhinopharyngite.
L’intensité de la fièvre est proportionnelle à la gravité de la maladie causale.
FAUX
La fièvre est variable d’un individu à l’autre, et pas seulement d’une
pathologie à l’autre.
Si je déshabille mon enfant, je dois augmenter le chauffage dans la pièce
FAUX
Déshabiller l’enfant a pour but de faire baisser la fièvre. En
parallèle, il faut maintenir une température fraîche de 19-20 °C dans
la pièce.
Les médicaments contre la douleur gênent le médecin pour trouver ce dont souffre l’enfant
FAUX
Au contraire celui ci se laissera d’autant plus facilement examiner qu’il aura moins mal.
Une douleur des membres est généralement une douleur de croissance
FAUX
Elle doit être distinguée d’une douleur des articulations, imposant une
consultation médicale.
Les enfants, et surtout les nourrissons, souffrent moins que les adultes
FAUX
Des études ont montré que, dès la naissance, la sensation douloureuse
existe. Chez le tout petit, la douleur physique s’accompagne d’un
sentiment de détresse. Chez le petit enfant, la douleur est génératrice
de peur.
La douleur est nécessaire comme moyen de défense.
FAUX
La douleur est un frein à la guérison. Elle doit être impérativement
traitée dès les premiers symptômes pour aider l’enfant à combattre sa
maladie.
Source : Fiche santé "Les pathologies du quotidien" Rhone Poulenc.

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