Actuellement, il est différencié deux types de diabètes sucrés, correspondant à des origines différentes.
| Le diabète de Type 1 (ancien nom : diabète insulinodépendant) | Le diabète de Type 2 (ancien nom : diabète non insulino dépendant) |
| Il est lié à une destruction des cellules bêta pancréatiques amenant à une carence absolue en insuline. | Il est lié à un dysfonctionnement du pancréas, apparaissant chez les adultes âgés (+ de 40 ans) avec antécédent et surpoids. |
| Il apparaît généralement chez les enfants ou les adultes de moins de 30 ans, sans antécédents ni surpoids. | Restant stable un certain nombre d’années, il est détecté par analyse de la glycémie. |
| Apparitions rapides, les premiers symptômes sont des soifs et urines abondantes, associés à un amaigrissement du à une carence en insuline. | Traité au départ par une amélioration de l’hygiène de vie (alimentation, activité physique...) éventuellement associée aux antidiabétiques oraux. |
| A traiter absolument par insuline. | Le recours à l’insuline peut avoir lieu de part l’augmentation des glycémies. |
Il est important
de bien distinguer ces deux types de diabète car le traitement et les
évolutions sont différents.
Le diabète de type 1 étant dépendant de l’insuline tandis que le type 2
se traite par l’insuline.
| Critères diagnostiques actuels du diabète et des troubles de la régulation glycémique, en dehors de la grossesse (1) | |
| Valeur de la glycémie à 2 reprises (plasma veineux) | Statut |
| A jeun <1.10 g/l (6.1 mmol/l) et (si mesurée) HGPO* <1.40 g/l (7.8 mmol/l) | Régulation glycémique normale |
| A jeun >1.10 g/l (6.1 mmol/l) et < 1.26g/l (7.0 mmol/l) | Hyperglycémie modérée à jeun (2) |
| A jeun (si mesurée) <1.26 g/l (7.0 mmol/l) et HGPO* >1.40 g/l (7.8 mmol/l) et <2.0 g/l (11.1 mmol/l) (3) | "Intolérance au glucose" (2) |
| A jeun >1.26 g/l (7.0 mmol/l) ou à n’importe qu’elle heure de la journée >2.2 g/l (11.1 mmol/l) (3) ou HGPO* >2.0 g/l (11.1 mmol/l) | Diabète (4) |
* HGPO : Glycémie mesurée deux heures après une épreuve de charge en glucose par voie orale (75 g de glucose chez l’adulte)
1- Le seuil glycémique
retenu pour diagnostiquer le diabète au cours d’une grossesse est habituellement
plus bas. Cependant, ce seuil fait l’objet de controverses, aucun critère
diagnostique n’ayant été validé par des études
épidémiologiques évaluant les risques pour l’enfant en
fonction des valeurs de glycémie maternelle (Dornhorst A et Chan SP
"The elusive diagnosis of gestational diabetes" Diabet Med 1998
; 15 : 7-10).
2- Hyperglycémie modérée
à jeun et "intolérance au glucose" peuvent coexister
chez le même sujet. Dans les deux cas, les sujets ont un risque accru
d’évolution vers un diabète et sont à risque de complications
cardio-vasculaires.
3- L’Américan Diabetes association ne recommande pas l’utilisation de l’épreuve en charge
en glucose.
4- Le diagnostic de diabète
ne doit être porté qu’après confirmation sur un deuxième
prélèvement, effectué un jour différent (sauf
en cas de symptômes cliniques manifeste). Un tel diagnostic n’implique
pas automatiquement une décision de traitement, et surtout ne résume
pas la prise en charge thérapeutique au seul traitement hypoglycémiant
Source : La Revue Prescrire Juillet Août 2000 Tome 20 N°208

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