On dit souvent que les allergies sont la maladie du siècle, mais elles existent depuis très longtemps : des réactions allergiques aux piqûres de guêpe étaient déjà décrites chez les pharaons. Mais c’est surtout au XXème siècle que les médecins ont commencé à mieux connaître ces affections. Une chose est sûre: elles sont de plus en plus fréquentes, rançon de l’évolution de nos modes de vie. Nous sommes de plus en plus confrontés à de multiples produits chimiques, animaux... De plus, des contacts très précoces avec de nombreux aliments sont un facteur favorisant d’intolérance alimentaire. En revanche, la pollution n’est pas responsable de l’augmentation de fréquence des allergies. Il est simplement admis que chez des personnes allergiques (asthmatiques notamment), c’est un facteur déclenchant de crises.
Il y a 2.5 millions d’asthmatiques en France.
1 femme sur 10 a un eczéma de contact. Sur les 4000 allergènes recensés, le plus fréquent est le nickel.
10 à 20 % de la population a une rhinite allergique.
3.5 % des adultes et 8% des enfants souffrent d’allergies alimentaires.
Une allergie témoigne d’une réaction éxagérée
de notre organisme vis-à-vis de son environnement. L’allergéne
-on appelle ainsi le facteur déclenchant l’allergie- peut-être
de différentes natures. Il peut s’agir d’un aliment, d’une particule
en suspension dans l’air (poil, pollen...), d’un médicament, d’un produit
chimique...
En principe, notre corps est protégé de l’extérieur par
la peau et les muqueuses (voies respiratoires, digestives..-). Pour qu’il y
ait allergie, il faut d’abord que cette barrière ait été
franchie par l’allergène. Il faut ensuite que le corps le reconnaisse
comme un adversaire. La première fois que l’allergène pénétra
dans le corps (par la peau, les voies respiratoires Ou digestives), il est gris
en charge par des cellules du système immunitaire, qui vont enregistrer
toutes ses caractéristiques. Le sujet ne ressent rien, mais son système
de défense immunitaire, lui, travaille plus qu’il ne devrait. Ensuite,
si le même allergéne est à nouveau introduit dans l’organisme
les cellules immunitaires le reconnaissent ) et déclenchent une allergie
(asthme, eczéma, urticaire...) en activant des anticorps ) et/ou des
cellules spatiales qui sécrètent une substance, l’histamine. Selon
les cas, les signes de l’allergie apparaissent en quelques minutes ou en
quelques jours après le contact avec l’allergène.
En France, 3,5 % de la population adulte souffre d’allergie alimentaire.
Chez les enfants, cette proportion est proche de 8 %, et elle a doublé
en 5 ans. plus inquiétante encore est l’augmentation de la fréquence
des chocs anaphylactiques : ces formes graves d’allergies (avec urticaire
généralisé, oedème du cou et étouffement),
qui sont d’origine alimentaire dans 14 % des cas, ont quintuplés en 10
ans. L’aliment responsable n’est pas toujours facile à identifier : comment
savoir qu’il y a de l’arachide dans des crèmes de soins pour bébé,
du kiwi d ans des petits pots...
Les symptômes apparaissent le plus souvent immédiatement (en
quelques minutes ou secondes) après la prise alimentaire. Ils peuvent
associer des démangeaisons du palais, des lèvres ou de
la gorge ; un gonflement des lèvres, de la langue voire du pharynx
; une rhinite, une conjonctivite voire de l’asthme. I l peut aussi s’agir
d’une crise d’urticaire généralisée, d’un oedème
de Quincke, d’un choc anaphylactique. Des manifestations d’eczéma chronique
sont aussi possibles, notamment chez l’enfant. Ainsi, chez les bébés
de moins de 1 an, un quart des eczémas généralisés
sont dus aux cacahuètes. L’arachide est en tête de liste des
aliments incriminés chez les petits, de par sa fréquence et sa
gravité. Les autres aliments les plus allergisants chez l’enfant sont
l’oeuf, le lait, la moutarde et le poisson. Chez l’adulte, il s’agit, dans l’ordre,
du sésame, du poisson et de la cacahuète. L’association avec une
allergie aux pollens ou au latex est fréquente.
Si le médecin reconnaît souvent une allergie par l’examen clinique
et l’interrogatoire de son patient, des examens complémentaires sont
parfois nécessaires pour confirmer le diagnostic et établir la
liste des allergènes en cause. Des prises de sang, dosant certains anticorps,
peuvent indiquer un terrain allergique et orienter vers un ou plusieurs allergènes.
Ceux-ci peuvent aussi être tester directement : sur la peau, par voie
respiratoire... Le principe est de voir s’ils se déclenchent expérimentalement
la même ré action que celle que présente spontanément
le patient. En général, on teste une batterie de produits : ceux
qui sont suspectés dans le cas du patient et une série d’allergènes
dits standards, c’est-à-dire souvent incriminés dans dans des
allergies.
Il existe deux types de tests cutanés, les prick tests et les patchs
tests. Pour les pricks tests, l’allergologue injecte de très faibles
doses d’allergènes juste sous la peau, au niveau des bras, et il vérifie
au bout d’une vingtaine de minutes si certaines piqûres déclenchent
une inflammation. Les patchs tests, eux, s’effectuent en plaquant des susbstances
sur la peau au niveau du dos. La réaction locale est vérifiée
au bout de 48 heures.
Son principe est d’amener de façon répétée à l’organisme des doses d’allergène en quantité suffisante pour éveiller ses défenses, mais trop faible pour déclencher une allergie. L’organisme s’habitue peu à peu et considère de moins en moins l’allergène comme un ennemi contre lequel il doit réagir.
Ils réduisent les symptômes de la crise d’allergie, ou préviennent des récidives. Les corticoïdes agissent surtout par leur effet anti-inflammatoire. Ils s’administrent par voie générale (en comprimés ou en injections) ou, ce qui limite leur effets secondaires, par voie locale (en inhalation buccale ou nasale, en crème ou en pommade). Les antihistaminiques s’opposent aux effets de l’histamine, une substance libé rée lors des réactions allergiques. Efficaces pour traiter les symptômes des rhinites et de l’urticaire; ils ont aussi une action préventive. Le cromoglycate de sodium, lui, bloque la libération de l’histamine et agit donc au début de la crise, voire de manière préventive. Le traitement de l’asthme fait aussi appel à d’autres classes de médicaments (antileucotriènes, bêtamimétiques, théophylline). Enfin, le traitement d’urgence de l’allergie grave (choc anaphylactique) repose sur l’adrénaline.
La polution extérieure est souvent accusés, à tort, d’être responsable de l’augmentation des allergies et notamment de l’asthme. En revanche, il est vrai qu’un pic de polution peut favoriser une crise chez une personne déjà allergique.
Oui, il existe de multiples formes d’asthme qui peuvent s’améliorer avec l’âge. Par ailleurs, si l’asthme est dû à un allergène précis (d’origine professionnel par exemple), il suffit que le sujet ne soit plus en contact avec celui-ci pour qu’il guérisse.
Elles sont très efficaces pour le venin d’hyménoptères (guêpes, frelon...) : le taux de réussite est de 98 %. Il est de 70 % pour les acariens et les pollens. La désensibilisation est souvent décevante pour les allergies aux animaux et aux moisissures. Enfin, il n’existe aucune désensibilisation pour les allergies alimentaires.
Pas toujours, mais il existe effectivement des familles d’allergiques : on parle de terrain atopique, qui est d’origine génétique. Tous les membres de la famille n’ont pas forcément les mêmes symptômes : la mère peut souffrir d’asthme et ses enfants d’eczéma.
A - une réaction psychologique à une objet, une
personne ou un animal pour lequel on éprouve du dégout
ou du mépris.
B - une surréaction de notre système immunitaire
à une substance étrangère.
A - ce serait pur hasard que votre enfant y soit allergique.
B - il existe un risque que vos, enfants soient allergiques à
la même substance.
C - il existe un risque que vos enfants soient allergiques, mais
forcément à la même substance.
A - oui
B - Non
A - Oui
B - Non
A - Une allergie que vous avez plus de probabilité que la
moyenne de déclencher du fait de votre allergie principale.
B - Une allergie irrémédiablement liée à
votre allergie principale : vous êtes allergique à plusieurs
substances à la fois.
A - Une substance externe qui provoque une réaction allergique
quand elle entre dans l’organisme.
B - Une substance sécrétée par l’organisme
pour lutter contre une attaque extérieure.
C - Une substance chimique présente dans certains médicaments
utilisés en cas d’allergies.
A - Un allergène alimentaire.
B - Un allergène médicamenteux
C - Un classement des principaux allergènes.
A - très fréquente
B - assez fréquente
C - rare
A - Une plante à fleur dont le pollen peut s’avérer
allergisant.
B - Une famille de fruits
C - Une lésion de la peau provoquée par le venin d’abeille
A - Oui
B - Non
A - Oui
B - Non
A - Oui
B - Non
L’allergie, au sens propre du terme, est une réaction de notre corps a une substance étrangère considérée à tort par l’organisme comme ennemie.
II existe en effet un risque de transmission génétique du principe de l’allergie, c’est à dire la faculté de réagir excessivement à un antigène par une sécrétion anormale d’anticorps IgE. Si vous êtes allergique, cela ne signifie pas pour autant que vos enfants le seront forcément aussi et au même allergène que vous. Mais la prudence s’impose.
Non, le soleil n’est pas allergisant. II n’existe pas d’allergène du soleil qui puisse sensibiliser le système immunitaire. En revanche, le soleil peut provoquer une réaction photoallergique qui va transformer une substance présente dans le corps et la rendre allergisante. Ces substances qui se transforment sous l’effet du soleil peuvent provenir de médicaments, de cosmétiques, de filtres solaires...
On peut être allergique au nickel utilisé dans la fabrication des pièces de monnaie mais aussi dans les bijoux et autres accessoires de mode (boucles de ceinture, montre..). L’allergie au nickel est une allergie difficile à détecter car elle peut se manifester plusieurs jours après le contact avec ce métal. Les zones du corps à. surveiller sont les oreilles, le cou, les poignets, les mains.
Les allergies croisées restent une face obscure de l’allergologie. Dans certains cas, votre corps sécréterait des IgE pas assez spécifiques et qui réagiraient à plusieurs allergènes se ressemblant. Une chose est sure : ce n’est pas parce qu’on vous dit que l’arachide "croisé" avec le latex ou le soja que vous serez forcément allergique au soja ou au latex si vous l’êtes à l’arachide. Restez vigilant(e) mais ne soyez pas angoissé(e).
Les anticorps sont une pièce maîtresse de notre système immunitaire. Ils ont la faculté d’attirer et de fixer les substances étrangères qui agressent notre organisme (les antigènes). Appelés aussi immunoglobines (ig), ils sont sécrétés par nos lymphocytes B. C’est leur surnombre qui est incriminé dans le cas de l’allergie.
Un trophallergène (du grec trophé, "nourriture") est une substance alimentaire capable de déclencher une réaction immunitaire chez une personne allergique qui en consommerait par voie digestive
La véritable allergie à la fraise est un phénomène rare (0,7% des allergies alimentaires des adultes). En revanche, la fraise est un aliment lui-même riche en histamine, facilement contaminé par le nickel et histamino-libérareur (c’est-à-dire qui va agir sur la libération des histamines par notre système immunitaire).A ces titres, la fraise est souvent responsable de "fausses allergies alimentaires " se traduisant habituellement par des poussées d’urticaire. On retrouve le même type de phénomène avec le chocolat ou la tomate.
Parmi les rosacées, on trouve beaucoup de fruits allergisants ou "histamino-libérateurs"
comme la pomme, la noisette, la poire, la pêche, l’abricot la prune, la
cerise, la framboise, la fraise...
L’acné rosacée existe bien mais elle n’est pas due au venin d’abeille.
On peut se faire désensibiliser lorsqu’on est allergique au venin d’hyménoptère. Cela est même recommandé si vous avez un risque de vous faire piquer dans des endroits isolés où il n’y a pas de centres de soin : forêt, montagne, bateau... II existe même des programmes de désensibilisation accélérée en quelques jours.
Jusqu’à maintenant, l’immunothérapie ou désensibilisation aux allergènes des animaux domestiques n’a pas été convaincante. Cela est peut-être dû au fait qu’elle se pratique trop souvent dans un environnement non "sain", c’est à dire non débarrassé de la présence de l’allergène.
Pour des raisons encore inexpliquées, la désensibilisation aux allergènes alimentaires est très largement inefficace, De plus, elle est assez dangereuse; les expériences menées aux États-Unis mettent en évidence un taux trop important de réactions allergiques violentes en cours de désensibilisation. On entend pourtant régulièrement parler de la mise au point prochaine d’un "vaccin contre l’arachide".
Manifestations respiratoires (rhinites, comme
le rhume des foins, asthme et atteintes du poumon).
Causes : pollens, poils d’animaux, acariens et certaines substances chimiques.
Manifestations cutanées (eczéma, urticaire et oedème de Quincke).
Causes : médicaments, aliments et certaines substances chimiques.
Plus rarement : manifestations digestives (vomissements, diarrhées)
Encore plus rarement ( 3.2 cas pour 100 000 habitants) : le choc anaphylactique. C’est l’expression la plus brutale de l’allergie. Le choc anaphylactique commence par des éruptions cutanées au cou et au visage, suivies d’un gonflement des paupières, de la langue. Dans un tiers des cas, le malade souffre aussi d’une toux sèche. Puis on constate une baisse de la tension artérielle qui peut jusqu’à l’arrêt cardiaque et éventuellement, le décès. Aux personnes ayant déjà présenté ces symptômes, même sous une forme moins spectaculaires, il est conseillé d’avoir sur soi une seringue d’adrénaline auto-injectable : cette simple précaution, à condition de ne pas perdre de temps, peut sauver la vie.
Questions / Réponses et signes cliniques : extrait du Dossier spécial ’Les allergies’ du Figaro Magazine
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Note : le webmaster tient à s’excuser pour la piètre qualité des images utilisées pour les calendriers polliniques.
Si nous remettons la main sur les originaux ou, si vous disposez de ces documents, nous mettrons à jour cette page promptement.







Source : Extrait Dépliant "Quand l’allergie s’installe" du laboratoire Schering-Plough.

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